{"id":283,"date":"2014-06-16T12:41:00","date_gmt":"2014-06-16T12:41:00","guid":{"rendered":"http:\/\/afpq03.ca\/?page_id=283"},"modified":"2014-06-16T13:01:02","modified_gmt":"2014-06-16T13:01:02","slug":"amenagement-forestier-pour-la-faune","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/afpq03.ca\/?page_id=283","title":{"rendered":"Am\u00e9nagement forestier pour la faune"},"content":{"rendered":"<p>Les propri\u00e9taires forestiers pr\u00e9sents sur le territoire de l&#8217;Agence de for\u00eats priv\u00e9es de Qu\u00e9bec 03\u00a0s\u2019int\u00e9ressent de plus en plus \u00e0 toutes les ressources que contiennent leurs bois\u00e9s et particuli\u00e8rement \u00e0 la faune. Contrairement \u00e0 ce que plusieurs pensent, il est possible de r\u00e9aliser des travaux qui conduisent \u00e0 une am\u00e9lioration des habitats de certaines esp\u00e8ces. Pour ce faire, il est essentiel de conna\u00eetre leurs besoins. Nous nous attarderons \u00e0 quatre esp\u00e8ces que sont la\u00a0g\u00e9linotte hupp\u00e9e, le\u00a0li\u00e8vre d&#8217;Am\u00e9rique, la\u00a0b\u00e9casse d&#8217;Am\u00e9rique\u00a0et le\u00a0cerf de Virginie.<\/p>\n<p>Voyons d\u2019abord quelques concepts cl\u00e9s de l\u2019am\u00e9nagement faunique.<\/p>\n<h5>Habitat<\/h5>\n<p>L\u2019habitat est le lieu o\u00f9 une esp\u00e8ce retrouve tous les \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 son cycle de vie. L\u2019habitat id\u00e9al est celui qui comble le mieux ses besoins d\u2019abri, d\u2019alimentation, de reproduction, de repos, etc. Chaque esp\u00e8ce poss\u00e8de des besoins particuliers d\u2019habitats impliquant la pr\u00e9sence dans le milieu d\u2019\u00e9l\u00e9ments essentiels \u00e0 sa survie.<\/p>\n<h5>Abri<\/h5>\n<p>L\u2019abri est un endroit qui permet \u00e0 la faune de se prot\u00e9ger et de se reposer. Le couvert forestier sous ses diff\u00e9rentes formes prot\u00e8ge la faune contre les intemp\u00e9ries et les pr\u00e9dateurs.<\/p>\n<h5>Aire d\u2019alimentation<\/h5>\n<p>C\u2019est un lieu utilis\u00e9 par une esp\u00e8ce pour combler ses besoins d\u2019alimentation. L\u2019aire d\u2019alimentation peut \u00eatre vaste ou plut\u00f4t restreinte selon la saison, l\u2019esp\u00e8ce, son stade de d\u00e9veloppement, la qualit\u00e9 et la quantit\u00e9 de nourriture qui s\u2019y trouve.<\/p>\n<h5>Aire de reproduction<\/h5>\n<p>On s\u2019y r\u00e9f\u00e8re surtout pour les oiseaux. Dans ces cas, l\u2019aire de reproduction se divise en trois parties distinctes et essentielles : l\u2019aire de tambourinage ou de parade du m\u00e2le, l\u2019aire de nidification et l\u2019aire d\u2019\u00e9levage des oisillons.<\/p>\n<h5>Effet de lisi\u00e8re<\/h5>\n<p><a href=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image002-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image002-1-300x185.jpg\" alt=\"image002 (1)\" width=\"300\" height=\"185\" \/><\/a><\/p>\n<p>L\u2019effet de lisi\u00e8re, la bordure et l\u2019\u00e9cotone sont tous des synonymes. On les d\u00e9finit comme le point de contact ou la zone de transition entre deux \u00e9cosyst\u00e8mes quels qu\u2019ils soient. Il peut s\u2019agir, par exemple, de la zone de contact entre deux peuplements d\u2019\u00e2ges diff\u00e9rents ou de la rencontre d\u2019une coupe foresti\u00e8re et d\u2019une for\u00eat mature ou de la zone de transition entre une \u00e9rabli\u00e8re et une c\u00e9dri\u00e8re. Le nombre d\u2019esp\u00e8ces animales et leur densit\u00e9 sont plus \u00e9lev\u00e9s dans la bordure que dans chacun des habitats s\u00e9par\u00e9s. Plus la longueur de la lisi\u00e8re sera longue, meilleur sera l\u2019effet escompt\u00e9. Les coupes, par exemple, devraient \u00eatre de forme irr\u00e9guli\u00e8re afin d\u2019augmenter l\u2019effet de bordure.<\/p>\n<h5>Domaine vital<\/h5>\n<p>C\u2019est la superficie couverte par un animal pour ses activit\u00e9s quotidiennes normales et dans laquelle il retrouve l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 ses besoins. Les besoins en superficie varient \u00e9norm\u00e9ment selon les esp\u00e8ces. Pour une esp\u00e8ce donn\u00e9e, cette superficie peut varier selon le sexe, la p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e et la qualit\u00e9 du milieu. Dans un habitat de mauvaise qualit\u00e9, l\u2019animal devra accro\u00eetre la superficie de son domaine vital pour combler l\u2019ensemble de ses besoins. Certaines esp\u00e8ces n\u2019utilisent qu\u2019un seul domaine vital durant toute l\u2019ann\u00e9e mais g\u00e9n\u00e9ralement plusieurs domaines vitaux saisonniers sont requis.<\/p>\n<h5>Capacit\u00e9 d\u2019accueil<\/h5>\n<p>La capacit\u00e9 d\u2019accueil ou capacit\u00e9 de support du milieu est le nombre d\u2019animaux en bonne sant\u00e9 que peut supporter le milieu sans que ceux-ci ne le d\u00e9t\u00e9riorent. S\u2019il y a une augmentation d\u2019animaux qui rompt l\u2019\u00e9quilibre entre sa population et le milieu, il y a surpopulation et d\u00e9t\u00e9rioration du milieu d\u2019o\u00f9 une diminution de sa capacit\u00e9 d\u2019accueil. Un \u00e9quilibre existe donc entre le milieu et la quantit\u00e9 d\u2019animaux qui l\u2019habitent et l\u2019utilisent. En am\u00e9liorant la qualit\u00e9 de l\u2019habitat, on peut augmenter sa capacit\u00e9 d\u2019accueil.<\/p>\n<h2>G\u00e9linotte hupp\u00e9e<\/h2>\n<p><a href=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image0041.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image0041.jpg\" alt=\"image004\" width=\"219\" height=\"213\" \/><\/a><\/p>\n<p>Au Qu\u00e9bec, la g\u00e9linotte hupp\u00e9e est mieux connue sous le nom de perdrix. Le m\u00e2le ex\u00e9cute son tambourinage vers le milieu avril pour attirer les femelles et signaler son territoire aux autres m\u00e2les. Pour tambouriner, il s\u2019installe sur un vieux tronc au sol ou sur tout autre objet, s\u2019agrippe fermement et proc\u00e8de \u00e0 un battement lent puis tr\u00e8s rapide des ailes. La femelle pond de 9 \u00e0 14 \u0153ufs qui \u00e9closent entre le d\u00e9but juin et la mi-juillet. La femelle prot\u00e8ge ses petits pendant une p\u00e9riode de 8 \u00e0 10 semaines et ces derniers volent d\u00e9j\u00e0 vers le dixi\u00e8me jour apr\u00e8s leur naissance. Pendant cette p\u00e9riode, ils se nourrissent d\u2019insectes mais par la suite, ils se tournent vers une alimentation de plus en plus v\u00e9g\u00e9tale. Pendant la p\u00e9riode hivernale, la g\u00e9linotte hupp\u00e9e se cache sous la neige pour se pr\u00e9server du froid hivernal.<\/p>\n<h5>Domaine vital<\/h5>\n<p>Le domaine vital de la perdrix varie de 4 \u00e0 14 hectares. Le m\u00e2le utilise une superficie beaucoup plus restreinte que la femelle, 3 ou 4 hectares, situ\u00e9e pr\u00e8s de son site de tambourinage. La femelle utilise une superficie plus ou moins grande selon la saison et varie de 1 \u00e0 12 hectares.<\/p>\n<p>La g\u00e9linotte hupp\u00e9e pr\u00e9f\u00e8re les peuplements mixtes o\u00f9 dominent les peupliers et les bouleaux mais id\u00e9alement avec 30 % de r\u00e9sineux et regroup\u00e9s en \u00eelots. Au cours de l\u2019ann\u00e9e, selon ses besoins sp\u00e9cifiques, ces peuplements seront de densit\u00e9 et d\u2019\u00e2ges diff\u00e9rents.<\/p>\n<h5>Caract\u00e9ristiques du couvert<\/h5>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement des peuplements mixtes.<\/p>\n<p>Nidification\u00a0: peuplements \u00e0 pr\u00e9dominance de feuillus, diam\u00e8tre de 5 \u00e0 20 centim\u00e8tres, avec peu de broussailles.<\/p>\n<p>\u00c9levage\u00a0: peuplements mixtes, feuillus de 4 \u00e0 15 ans, friches et aulnaies.<\/p>\n<p>Automne-hiver\u00a0: peuplements mixtes, 25 \u00e0 30 ans et plus, avec des \u00eelots de r\u00e9sineux.<\/p>\n<p>Parade\u00a0: pr\u00e9sence de sites de tambourinage (troncs d\u2019arbres couch\u00e9s, monticules de terre).<\/p>\n<p>Alimentation\u00a0: pr\u00e9sence d\u2019ouvertures \u00e0 proximit\u00e9 (friche, coupe, chemin forestier).<\/p>\n<h5>Am\u00e9nagement de l\u2019habitat<\/h5>\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e9ment de base de l\u2019habitat de la g\u00e9linotte est le site de tambourinage. Id\u00e9alement, on devrait avoir ou am\u00e9nager de deux \u00e0 quatre sites de tambourinage par hectare. La g\u00e9linotte hupp\u00e9e a besoin principalement de quatre types de peuplements pour cr\u00e9er un habitat. Normalement, pour obtenir une densit\u00e9 maximale de g\u00e9linottes, ces peuplements doivent se retrouver sur une superficie de 4 hectares.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019ensemble de ses besoins, la g\u00e9linotte a besoin de peuplements mixtes \u00e0 dominance de feuillus de trois \u00e2ges diff\u00e9rents avec 15 \u00e0 30 % de r\u00e9sineux \u00e0 branches basses r\u00e9partis en \u00eelots de 0,1 \u00e0 0,2 hectare : 4 \u00e0 15 ans, 15 \u00e0 25 ans et 25 ans et plus. De plus, la pr\u00e9sence d\u2019arbres fruitiers tels que pommier, cerisier et sorbier bien r\u00e9partis est un atout tr\u00e8s important pour la perdrix.<\/p>\n<p>L\u2019alimentation de la perdrix est constitu\u00e9e de : peuplier fauxtremble, bouleau \u00e0 papier, bouleau jaune, cerisier, pommier, saule, noisetier, sorbier, viorne, aulne, am\u00e9lanchier et framboisier. Sur un lot de 40 hectares bien am\u00e9nag\u00e9 par bloc de 4 hectares, on pourrait obtenir environ 20 oiseaux adultes.<\/p>\n<h5>Composition de l\u2019habitat<\/h5>\n<p>15 \u00e0 30 % de peuplements mixtes \u00e0 pr\u00e9dominance de feuillus de 4 \u00e0 15 ans.<\/p>\n<p>15 \u00e0 30 % de peuplements mixtes \u00e0 pr\u00e9dominance de feuillus de 15 \u00e0 25 ans.<\/p>\n<p>15 \u00e0 30 % de peuplements mixtes \u00e0 pr\u00e9dominance de feuillus de 25 ans et +.<\/p>\n<p>Autres \u00e9l\u00e9ments : pr\u00e9sence d\u2019\u00eelots de r\u00e9sineux aux branches basses, superficie de 0,1 \u00e0 0,2 hectare et pr\u00e9sence d\u2019arbres fruitiers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Li\u00e8vre d\u2019Am\u00e9rique<\/h2>\n<p><a href=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image0061.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image0061.jpg\" alt=\"image006\" width=\"222\" height=\"290\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le li\u00e8vre est une esp\u00e8ce prolifique, la femelle adulte produisant en moyenne de 7 \u00e0 8 petits par ann\u00e9e. Plus des trois quarts de ces jeunes n\u2019atteignent pas l\u2019\u00e2ge d\u2019un an et le taux annuel de mortalit\u00e9 chez les adultes varie de 66 \u00e0 81 % selon l\u2019abondance du li\u00e8vre. Les populations de li\u00e8vres suivent des cycles et varient grandement. Ces variations cycliques seraient le fruit de l\u2019action combin\u00e9e de plusieurs facteurs dont la pr\u00e9dation et la disponibilit\u00e9 en nourriture.<\/p>\n<h5>Domaine vital<\/h5>\n<p>Le domaine vital du li\u00e8vre est en moyenne de 2 \u00e0 4 hectares mais il peut aller jusqu\u2019\u00e0 14 hectares dans un habitat de mauvaise qualit\u00e9. Plus l\u2019habitat est diversifi\u00e9 en essences r\u00e9sineuses et feuillues, plus la superficie du domaine est petite et plus le nombre th\u00e9orique de li\u00e8vres \u00e0 l\u2019hectare est grand.<\/p>\n<h5>Caract\u00e9ristiques du couvert<\/h5>\n<p>Continuit\u00e9 du couvert.<\/p>\n<p>Abri d\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0: arbustes denses (85 %) d\u2019obstruction lat\u00e9rale.<\/p>\n<p>Abri d\u2019hiver\u00a0: r\u00e9sineux denses et jeunes.<\/p>\n<p>Couvert de d\u00e9placement\u00a0: r\u00e9sineux denses de plus de 4,8 m\u00e8tres de\u00a0hauteur (40 % et + d\u2019obstruction\u00a0lat\u00e9rale).<\/p>\n<p>Nourriture\u00a0: recherche les bordures de champs, de routes, de sentiers\u00a0et les petites ouvertures.<\/p>\n<h5>Composition de l\u2019habitat<\/h5>\n<p>25 % de couvert de protection (r\u00e9sineux de 10 \u00e0 30 ans, hauteur de 2 \u00e0 5 m\u00e8tres).<\/p>\n<p>10 % de superficie au stade herbac\u00e9 (bordure de chemin ou trou\u00e9e de 0,2 hectares, 45 m\u00e8tres X 45 m\u00e8tres).<\/p>\n<p>15 \u00e0 25 % de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration dense (de moins de 2,4 m\u00e8tres de hauteur).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>B\u00e9casse d\u2019Am\u00e9rique<\/h2>\n<h3><a href=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image008.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image008.gif\" alt=\"image008\" width=\"279\" height=\"223\" \/><\/a><\/h3>\n<p>La b\u00e9casse d\u2019Am\u00e9rique est un oiseau trapu, au plumage se confondant presque parfaitement avec les feuilles mortes du sous-bois. Elle se sert beaucoup de ce camouflage naturel pour se soustraire des pr\u00e9dateurs et s\u2019envolera seulement \u00e0 la derni\u00e8re seconde en effectuant un vol tr\u00e8s d\u00e9sordonn\u00e9. Au printemps, le m\u00e2le s\u2019approprie d\u2019un terrain de parade qu\u2019il d\u00e9fendra contre les autres m\u00e2les.<\/p>\n<p>La femelle ne pond que quatre \u0153ufs et l\u2019incubation dure une vingtaine de jours pour \u00e9clore vers la fin avril au sud du Qu\u00e9bec. Les poussins quittent le nid seulement quelques heures apr\u00e8s l\u2019\u00e9closion. Ils sont nourris par la femelle durant les trois premiers jours, puis s\u2019alimentent seuls. Apr\u00e8s deux semaines, les oisillons commencent \u00e0 voler sur de courtes distances pour devenir aussi habiles que leurs parents au bout de quatre semaines.<\/p>\n<h5>Domaine vital<\/h5>\n<p>La b\u00e9casse d\u2019Am\u00e9rique est une esp\u00e8ce migratrice et vie dans le Sud en hiver. Elle revient au printemps, habituellement \u00e0 l\u2019endroit de leur naissance, pour la p\u00e9riode de reproduction. Les besoins en superficie du domaine vital sont limit\u00e9s pour la p\u00e9riode du printemps et de l\u2019automne et varient selon le sexe et la p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e. Le m\u00e2le occupe une plus grande superficie pendant la p\u00e9riode de reproduction alors que la femelle est limit\u00e9e \u00e0 celle qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la nidification et l\u2019\u00e9levage. Les peuplements utilis\u00e9s par la b\u00e9casse sont : les champs en friche, les clairi\u00e8res, les aulnaies et les jeunes peuplements de feuillus intol\u00e9rants (tremble et bouleaux).<\/p>\n<h5>Caract\u00e9ristiques du couvert<\/h5>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement des peuplements de feuillus (tremble et aulnaies).<\/p>\n<p>Printemps\u00a0: accouplement et nidification dans les terrains de parade et en p\u00e9riph\u00e9rie ; ouverture de 0,2 \u00e0 0,8 hectares. (Ex : champs abandonn\u00e9s ou ouverture dans un jeune bois\u00e9).<\/p>\n<p>\u00c9t\u00e9 et automne\u00a0: aulnaies, peupleraies jeunes et quelques r\u00e9sineux pour l\u2019abri.<\/p>\n<h5>Am\u00e9nagement de l\u2019habitat<\/h5>\n<p>Intervention en milieux ouverts\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Terrain de parade\u00a0: ouverture de 2 000\u00a0m2\u00a0entour\u00e9e d\u2019arbres de moins de 6 m\u00e8tres de hauteur, superficie\u00a0\u00a0 totale 2 hectares.<\/li>\n<li>Habitat nocturne\u00a0: ouverture d\u2019un hectare, sans broussaille haute; il est possible qu\u2019elle utilise le terrain de parade.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Intervention en milieux bois\u00e9s\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Aulnaies entre 5 et 25 ans\u00a0: rajeunissement des aulnaies; par des coupes totales par bandes alternes de 20 m\u00e8tres de large \u00e0 tous les 5 ans.<\/li>\n<li>Peuplements feuillus\u00a0: morceler l\u2019habitat en petites parties, par la cr\u00e9ation de trou\u00e9es de 200 \u00e0 250\u00a0m2\u00a0par an et par hectare pour les peuplements de moins de 2 hectares, sinon on peut faire des coupes de rajeunissement de 0,5 hectares aux 5 ans (rotation de 20 ans).<\/li>\n<li>Contr\u00f4le des arbustes et des plantes gramin\u00e9es\u00a0: favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la nourriture par le nettoyage des zones encombr\u00e9es, \u00e9limination des gramin\u00e9es et au moins de 50 \u00e0 60 % des arbustes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Cerf de Virginie<\/h2>\n<p><a href=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image0101.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/afpq03.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/image0101.jpg\" alt=\"image010\" width=\"145\" height=\"271\" \/><\/a><\/p>\n<p>La p\u00e9riode de reproduction du chevreuil d\u00e9bute en octobre pour se terminer en d\u00e9cembre. Pendant cette p\u00e9riode, les m\u00e2les d\u00e9limitent leur territoire avec des grattages au sol et des frottages avec leur panache sur des arbrisseaux. Ils perdent leur panache fin d\u00e9cembre ou janvier, qui recommence \u00e0 pousser en mai.<\/p>\n<p>La p\u00e9riode de gestation est de 200 jours et les petits naissent vers la fin mai et en juin. Souvent, la femelle donnera naissance \u00e0 un ou deux faons, tr\u00e8s rarement trois, qu\u2019elle nourrit pendant quatre mois. Pendant les premi\u00e8res semaines, la seule protection des faons est le camouflage, ils ont un pelage tachet\u00e9 et ils ne d\u00e9gagent pratiquement aucune odeur.<\/p>\n<h5>Domaine vital<\/h5>\n<p>Durant l\u2019\u00e9t\u00e9, le cerf rencontre peu de probl\u00e8mes en mati\u00e8re d\u2019habitat. Il peut se d\u00e9placer facilement et sur de grandes distances pour trouver sa nourriture. Tr\u00e8s souvent, son habitat d\u2019\u00e9t\u00e9 n\u2019est pas le m\u00eame que celui qu\u2019il fr\u00e9quente l\u2019hiver.<\/p>\n<p>Par contre, il est fid\u00e8le \u00e0 son habitat d\u2019hiver et il peut parcourir jusqu\u2019\u00e0 20 kilom\u00e8tres pour y retourner, d\u2019o\u00f9 l\u2019importance de pr\u00e9server ses habitats d\u2019hiver. L\u2019hiver, lorsque la neige est assez importante, ses d\u00e9placements peuvent \u00eatre limit\u00e9s \u00e0 moins de 1 kilom\u00e8tre et son domaine vital couvre de 80 \u00e0 300 hectares environ. Au Qu\u00e9bec, en 1985, on d\u00e9nombrait 700 ravages de plus de 1\u00a0km2\u00a0dont la moiti\u00e9 se trouvait en for\u00eat priv\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019obstacle \u00e0 la survie du cerf de Virginie est l\u2019hiver. Il doit se confiner et vivre sur une superficie qui est de plus en plus petite \u00e0 mesure que l\u2019\u00e9paisseur de neige augmente. On appelle ces sites des \u00ab ravages \u00bb et l\u2019on s\u2019entend pour dire que l\u2019\u00e9paisseur de neige critique pour le d\u00e9placement du cerf est de 50 centim\u00e8tres. Les d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques augmentent tr\u00e8s rapidement \u00e0 mesure que l\u2019\u00e9paisseur de neige augmente.<\/p>\n<p>En plus d\u2019avoir de la difficult\u00e9 \u00e0 trouver de la nourriture, ses pr\u00e9dateurs ont plus de facilit\u00e9 \u00e0 les capturer. Ses principaux pr\u00e9dateurs sont le coyote, l\u2019ours, les chiens errants et il ne faut pas oublier les bons toutous domestiques qui peuvent poursuivre le chevreuil jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement et causer ainsi sa mort.<\/p>\n<p>Les ravages se composent de quatre grandes cat\u00e9gories de peuplements : ceux qui servent uniquement d\u2019abri, ceux qui servent uniquement d\u2019aire de nourriture, ceux qui combinent les deux fonctions et ceux qui sont peu utilis\u00e9s. L\u2019am\u00e9nagement de l\u2019habitat pour le cerf de Virginie doit donc se concentrer sur ces sites.<\/p>\n<h5>Am\u00e9nagement de l\u2019habitat<\/h5>\n<p>L\u2019am\u00e9nagement de peuplements pour le chevreuil doit se faire en apportant une attention particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019habitat d\u2019hiver. L\u2019un des aspects les plus importants pour la r\u00e9ussite d\u2019un bon am\u00e9nagement d\u2019un ravage de chevreuils est l\u2019entrem\u00ealement des aires d\u2019abri et de nourriture. Lorsque l\u2019\u00e9paisseur de neige\u00a0\u00a0\u00a0devient importante, le cerf n\u2019utilise pas la totalit\u00e9 des aires de nourriture mais seulement les 15 premiers m\u00e8tres pr\u00e8s des aires d\u2019abri. On doit \u00e9galement tenir compte de cet aspect pour diminuer au maximum les aires non utilisables par le chevreuil durant l\u2019hiver.<\/p>\n<p>Des coupes par trou\u00e9es et de jardinage favorisent la production de nourriture. La superficie et la forme des coupes totales doivent permettre un entrem\u00ealement maximal. Les formes irr\u00e9guli\u00e8res et allong\u00e9es favorisent l\u2019effet de bordure et une plus grande accessibilit\u00e9 \u00e0 la nourriture. Il est aussi primordial de laisser des corridors de d\u00e9placement qui relient les abris et la nourriture. Ils doivent avoir plus de 60 m\u00e8tres de large et offrir une bonne protection contre le vent et la neige. Il est enfin souhaitable de faire les chantiers de coupe pendant la p\u00e9riode hivernale pour que les cerfs puissent se nourrir avec les d\u00e9chets de coupe. Presque \u00e0 tout coup, on s\u2019assure ainsi d\u2019attirer le chevreuil.<\/p>\n<p>Aires d\u2019abri:<\/p>\n<p>Les aires d\u2019abri sont des peuplements \u00e0 dominance r\u00e9sineuse de plus de 30 ans. On peut les diviser en trois cat\u00e9gories :<\/p>\n<ul>\n<li>les jeunes peuplements \u00e0 potentiel d\u2019abri;<\/li>\n<li>les bons peuplements d\u2019abri encore jeunes;<\/li>\n<li>les vieux peuplements d\u2019abri qui doivent \u00eatre renouvel\u00e9s \u00e0 plus ou moins court terme.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les jeunes peuplements entre 10 et 20 ans compos\u00e9s principalement de sapin et d\u2019\u00e9pinettes sont de futurs peuplements d\u2019abri. Il suffit de faire de l\u2019\u00e9claircie pr\u00e9commerciale pour acc\u00e9l\u00e9rer la croissance des arbres s\u00e9lectionn\u00e9s. Les peuplements entre 30 et 50 ans sont id\u00e9als comme aires d\u2019abri. On peut prolonger leur dur\u00e9e en y pratiquant des \u00e9claircies commerciales. Pour finir, les vieux peuplements de plus de 50 ans doivent \u00eatre renouvel\u00e9s par une coupe progressive d\u2019ensemencement et finalement d\u2019une coupe avec protection de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et des sols (CPRS).<\/p>\n<p>Aires de nourriture:<\/p>\n<p>Ces aires doivent \u00eatre \u00e0 proximit\u00e9 des aires d\u2019abri. On les cr\u00e9e en effectuant des coupes \u00e0 blanc par petites trou\u00e9es au travers des peuplements d\u2019abri. Si les peuplements d\u2019abri sont de grande superficie et que la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration r\u00e9sineuse est bien \u00e9tablie, on peut effectuer des coupes avec protection de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et des sols. La coupe \u00e0 blanc d\u2019une bande de 15 m\u00e8tres en bordure des peuplements d\u2019abri est aussi une solution envisageable pour augmenter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 de la nourriture. Une autre m\u00e9thode pour obtenir une production de nourriture est d\u2019effectuer des coupes de jardinage dans des peuplements ayant plusieurs classes d\u2019\u00e2ges (for\u00eat in\u00e9quienne). L\u2019objectif de ce traitement est d\u2019effectuer une \u00e9claircie \u00e0 tous les 5 \u00e0 15 ans dans le peuplement sans jamais faire de coupe totale. On doit perp\u00e9tuer des arbres dans toutes les classes d\u2019\u00e2ges.<\/p>\n<p>Aires d\u2019abri et de nourriture:<\/p>\n<p>Les peuplements qui offrent abri et nourriture peuvent \u00eatre trait\u00e9s de la m\u00eame fa\u00e7on que les peuplements offrant seulement abri ou nourriture. L\u2019avantage est que ces peuplements offrent d\u00e9j\u00e0 un entrem\u00ealement de bonne qualit\u00e9. Il faut les conserver en pratiquant la coupe d\u2019\u00e9claircie commerciale, la coupe progressive d\u2019ensemencement et le jardinage.<\/p>\n<p>C\u00e9dri\u00e8res:<\/p>\n<p>Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9e aux c\u00e9dri\u00e8res. Ces peuplements ont une tr\u00e8s grande long\u00e9vit\u00e9 et sont d\u2019excellentes aires d\u2019abri. Par contre, la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration en c\u00e8dre se fait difficilement en raison de leur faible tol\u00e9rance au broutement par le cerf. On doit maintenir ces peuplements le plus longtemps possible en favorisant les plus beaux arbres et en drainant si possible les c\u00e9dri\u00e8res sur les sites humides.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Pour en savoir plus<\/h3>\n<p>Vous voulez en apprendre davantage sur la fa\u00e7on d\u2019am\u00e9nager votre bois\u00e9 pour la faune ?<\/p>\n<p>Vous pouvez vous inscrire \u00e0 un cours de formation d\u2019une journ\u00e9e et demie offert par l\u2019AFPQ 03. Communiquez avec nous ou notre mandataire le Syndicat des\u00a0propri\u00e9taires forestiers\u00a0de la r\u00e9gion de Qu\u00e9bec, au (418) 872-0770.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Agence des for\u00eats priv\u00e9e de Qu\u00e9bec 03<\/p>\n<p>3100, av. du Bourg-Royal<\/p>\n<p>Beauport (Qu\u00e9bec)\u00a0 G1C 5S7<\/p>\n<p>T\u00e9l. : (418) 664-0003 \u2022 T\u00e9l\u00e9c. : (418) 664-0009<\/p>\n<p>Courriel : afpq03@afpq03.ca<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les propri\u00e9taires forestiers pr\u00e9sents sur le territoire de l&#8217;Agence de for\u00eats priv\u00e9es de Qu\u00e9bec 03\u00a0s\u2019int\u00e9ressent de plus en plus \u00e0 toutes les ressources que contiennent leurs bois\u00e9s et particuli\u00e8rement \u00e0 la faune. Contrairement \u00e0 ce que plusieurs pensent, il est possible de r\u00e9aliser des travaux qui conduisent \u00e0 une am\u00e9lioration des habitats de certaines esp\u00e8ces. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":97,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-283","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P4Oj1E-4z","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/283","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=283"}],"version-history":[{"count":7,"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/283\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":295,"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/283\/revisions\/295"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/97"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/afpq03.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=283"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}